Serpula lacrymans ou mérule, champignon dans le coin d'un mur

La mérule (Serpula lacrymans)

Le point commun de toute altération du bois par des champignons est la nécessité, pour ces organismes, de se retrouver dans un milieu humide.

La plupart des champignons lignivores (qui se nourrissent de bois) , notamment ceux qui, en forêt, font disparaître les souches et les branches à terre, exigent des taux d’humidité du bois supérieurs au taux de saturation de leurs fibres (30%).

De telles conditions ne se présentent jamais dans un bâtiment sauf en cas, par exemple, d’inondation, de fuite d’eau.

Malheureusement, quelques espèces de champignon lignivore, dont la mérule, moins exigeantes en eau, peuvent s’installer dans les charpentes, dans les planchers, dans les menuiseries, etc…

Comment se développe t’elle?

Pour la mérule un taux de 22% d’humidité dans le bois suffit à son développement.

Ce taux peut être atteint facilement par une mauvaise ventilation des locaux, une infiltration au niveau de la façade, une fuite d’eau accidentelle et momentanée, la présence d’humidité ascensionnelle, etc.

Quel est sa cible?

Ce champignon attaque surtout les bois résineux mais fréquemment aussi les bois feuillus: le chêne, par exemple, peut-être attaqué si il se trouve en contact avec un résineux infecté.

Si le taux d’humidité contenu dans le bois est supérieur à 22% et que la température est supérieure à 20°c, on va accélérer fortement la croissance du champignon.

Son développement est aussi favorisé aussi par l’obscurité et les émanations ammoniacales (tuyauterie d’égout / décharges de wc percées, par exemple).

En digérant la cellulose, le champignon libère de l’eau qui augmente l’humidité du bois et accélère l’attaque. C’est un cercle vicieux!

Une attaque légère au début peut ainsi devenir foudroyante dans un espace clos et peu ventilé.

A partir d’une pièce de bois attaquée, le champignon peut gagner les pièces voisines en développant des voiles mycéliens, appelés rhyzomorphes (1), à l’aspect de toiles d’araignées, qui s’étendent sur le bois et les maçonneries.

Ceux-ci ont encore plus redoutables car ils permettent à la mérule de transporter l’eau d’un point où l’humidité est suffisante jusqu’à des pièces de bois sèches, et ensuite, d’attaquer celles-ci!

De plus, ces rhyzomorphes (1) peuvent dissocier les joints de maçonnerie et permettre au champignon d’envahir, en traversant les murs, un autre local du même immeuble ou d’un immeuble voisin.

Quand toutes ces conditions sont réunies, la mérule peut détruire en quelques mois une habitation entière (et son voisinage)!

D’où la nécessité d’agir d’une manière radicale et rapide!

Que faire, alors?

Tout d’abord, déterminer si il s’agit bien d’un champignon de type mérule par une analyse en laboratoire.
Ensuite, une fois le résultat obtenu, contacter une société qui traite ce genre de champignon.

Pour ce type de travaux, il n’existe malheureusement pas d’entreprises agréées… Seul les produits le sont.
Nous pouvons déterminer les travaux à réaliser, les suivre et vous assurer que ceux-ci sont réalisés dans les règles de l’art.

(1) Rhyzomorphes: « cordonnets » en forme de toile d’araignée (1 à 8mm de diamètre), plus ou moins rigides et capables de transporter les matières nutritives et l’eau. Ils sont capables de traverser les maçonneries.